La mondialisation est un processus entamé depuis les grandes découvertes, dès lors que les pays occidentaux se sont imposés comme conquérants des territoires découverts, certains de leur supériorité culturelle, intellectuelle et technique. S'ensuit une exploitation des denrées et ressources rares présentes sur ces terres colonisées, puis une augmentation des échanges internationaux. La découverte du pétrole va intensifier sensiblement cette tendance et l'or noir va rapidement devenir le pilier de la mondialisation telle qu'elle existe aujourd'hui. La décolonisation du monde après la Seconde Guerre Mondiale va céder place à un néo-colonialisme officieux permis grâce à l'instauration de dictatures dans les pays décolonisés.

Ainsi, aujourd'hui le capitalisme auquel nous prenons part se présente comme démocratique et policé, alors même qu'il tente de s'imposer au monde entier par tous les moyens, son but ultime étant l'uniformisation de l'Humanité. Nous voilà donc sous perfusion de pétrole permanente, apparemment impuissants devant l'augmentation du nombre de nos dépendances matérielles. Les changements qu'a connus notre société suite à cette mondialisation effrénée sont énormes et, aujourd'hui encore, les choses évoluent de plus en plus vite : l'urbanisation gagne sensiblement du terrain chaque jour, les supermarchés prennent la place des artisans, sont de plus en plus gros et nombreux, les objets ont une durée de vie de plus en plus courte (obsolescence programmée), la voiture individuelle est devenue la norme, la mobilité est devenue un atout indispensable pour trouver un emploi : il faut sans cesse bouger.

Au final, cette peur de l'immobilité, de l'inactivité pourrait être comparée à la peur de la mort, peur instaurée et entretenue par le capitalisme qui a besoin de ce mouvement constant pour exister. En quoi le culte de la vitesse peut-il être considéré comme un pilier du capitalisme ? En quoi la lenteur s'impose-t-elle comme une alternative efficace ?